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BNP PARIBAS   PARIBAS

 


 

Dès le début des années 1820, Louis-Raphaël Bischoffsheim fonde à Amsterdam une banque qui porte son nom,. Son frère Jonathan Raphaël crée une agence à Anvers en 1827, puis s'installe à Bruxelles dès 1836. Ayant épousé la fille du banquier de Francfort Hayum-Salomon Goldschmidt, Louis-Raphaël Bischoffsheim fonde à Paris en 1846, puis à Londres en 1860, la maison Bischoffsheim-Goldschmidt et la fond en 1863 dans la Banque de Crédit et de Dépôt des Pays-Bas qu'il a également créée à Amsterdam avec d'autres financiers européens.

La Banque de Paris et des Pays Bas

La Banque de Paris et des Pays-Bas  est créée en 1872   . Dans le cadre du  processus de concentration bancaire lancé au milieu du 19e siècle : l'établissement naît de la fusion de la Banque de Paris et de la Banque de Crédit et de Dépôt des Pays-Bas. Le capital de la société est fixé à 125 millions de Francs. La banque fonctionne sous l'autorité de sept administrateurs et d'un directeur, Charles Sautter.

Le nouvel établissement s'installe dans l'immeuble de la Banque de Paris au 3 rue d'Antin. Dès sa création, il s'impose en tant que chef de file de l'émission des emprunts de libération du territoire destinés à couvrir le paiement de l'indemnité de guerre due par la France à l'Allemagne à la suite de la guerre de 1870. La collecte des fonds s'effectue par l'intermédiaire de son siège parisien et de ses trois succursales européennes : Amsterdam, Bruxelles et Genève dont la force de placement constitue un des atouts majeurs de la nouvelle banque.

La période d'instabilité politique et financière de l'entre-deux-guerres européen voit un relatif repli de l'établissement. Horace Finaly, Directeur général entre 1919 et 1937, oriente avec prudence sa politique sur la voie des prises de participations industrielles, dans le prolongement des opérations d'émission, dans les secteurs de la chimie, l'électricité, le pétrole, avec la création de la Compagnie Française des Pétroles et le développement de relations étroites avec Esso Standard et les pétroliers roumains (Steaua Romana) ; de même, la banque s'engage dans les secteurs de la sidérurgie et de la communication, avec Havas, Hachette et la Compagnie générale de TSF.

Durant cette période, le portefeuille étranger diminue au profit de la France et de son empire. Toutefois, à la suite de l'éclatement de l'empire austro-hongrois, et à la demande de l'Etat français, Paribas intervient activement dans cette zone au travers de la Banque des Pays de l'Europe Centrale, issue de la Länderbank autrichienne. Par ailleurs, des positions importantes sont préservées ou même développées en Amérique et au Moyen-Orient, en particulier avec la Banque Ottomane dont la banque devient actionnaire de référence à partir de 1920.

La Seconde Guerre mondiale est une période de faible activité.  La banque est  coupée de ses affiliations et correspondants dans les pays alliés. Elle perd aussi une partie de ses actifs étrangers notamment en Europe centrale et en Norvège (Norsk Hydro), mais reste active dans les territoires d'outre-mer (Maroc). Parallèlement, elle s'intéresse au développement de brevets industriels en particulier dans le secteur énergétique, dans la perspective d'une reprise espérée des activités économiques, une fois le conflit terminé.

Dans le cadre de la loi du 2 décembre 1945, la Banque de Paris et des Pays Bas choisit le statut de banque d'affaires et échappe ainsi à la nationalisation.

La nouvelle législation bancaire lui permet de mettre son activité au service des entreprises et de favoriser ainsi la restructuration de l'industrie française pour lui permettre d'affronter la concurrence internationale dans les domaines tout nouveaux de l'informatique, avec Bull, et de l'électronique, avec le rapprochement Thomson, Brandt, CSF.

Jean Reyre, Directeur général de 1948 à 1966 puis président jusqu'en 1969 développe le financement des exportations de biens d'équipement dans le monde, spécialement vers les pays en voie de développement grâce à des formules nouvelles de crédits à l'exportation à moyen terme : dans la sidérurgie en Amérique latine (par exemple Paz del Rio en Colombie, Cosipa au Brésil), dans l'électricité avec le projet de Cabora Bassa au Mozambique, ainsi que dans la pétrochimie en Scandinavie. Poursuivie jusque dans les années 1970-1980, cette stratégie permettra l'élaboration de projets de grande envergure comme le métro de Caracas au Venezuela ou dans l'aéronautique européenne avec Airbus.

Au plan industriel, la banque s'affirme notamment dans l'industrie papetière (La Rochette), le pétrole (Total, Aquitaine), les secteurs métallurgique et sidérurgique avec Nord-Est et Usinor, et dans le tourisme, aux côtés de chefs d'entreprise innovants avec le Club Méditerranée par exemple, ou les Wagons Lits. A l'international, la BPPB renforce sa présence en Extrême-Orient, en Europe centrale, en URSS et au Moyen-Orient, notamment en Iran où Paribas devient actionnaire de la Banque de Téhéran en 1958, et ouvre au début des années 1960 une "investment bank" à New York (1960), puis des filiales à Londres et Luxembourg (1964) devançant la réouverture du marché international des capitaux (1965).

Dans les années 1960, elle s'associe aussi, un temps, avec la société sud-africaine Anglo American Corporation, premier groupe minier mondial.

A la fin des années 1960, elle prend le contrôle du Crédit du Nord et de la Banque de l'Union Parisienne, qui sont fusionnés sous son égide, et ouvrent par la suite leur capital à National Westminster Bank et Bayerische Vereinsbank.

A la suite des lois Debré de 1966, Jean Reyre procède en 1968 à une importante réorganisation structurelle et juridique de l'établissement . Le groupe est désormais coiffé par une société holding, la Compagnie Financière de Paris et des Pays-Bas, dont les participations se répartissent en quatre grandes filiales spécialisées :

  • La BPPB reprend l'activité bancaire et financière de l'ancienne banque.

  • L'OFPI, Omnium de Participations Financières et Industrielles, réunit l'ensemble des participations industrielles du groupe en France.

  • L'OPB, Omnium de Participations Bancaires, constitue le pôle de participations bancaires et financières françaises.

  • Paribas International reprend le contrôle des entités bancaires à l'étranger et, d'une manière plus générale, des participations hors de France.

A partir de 1969, la banque développe sous l'impulsion de Jacques de Fouchier puis de Pierre Moussa un réseau de filiales et succursales bancaires dans le monde entier, au Moyen et Proche-Orient, en Extrême-Orient, en Amérique du Nord, tandis que l'expansion en Europe se poursuit et que la banque s'intéresse aux investissements miniers notamment en Afrique via sa filiale COFIMER.

Sur les marchés de capitaux, elle devient un des acteurs principaux du secteur euro-obligataire et de celui des swaps. Elle gagne la première place dans les émissions libellées en ECUs, avec la création en 1984, sur l'initiative du Président Haberer, de Paribas Capital Markets à Londres.

Parallèlement, la banque, présente à Paris et Marseille, développe à partir de 1967 un réseau d'agences implanté dans la région parisienne et les principales villes françaises.

Jacques de Fouchier, devenu président en 1969 fait lier à la banque noue des liens de plus en plus étroits avec le groupe de la Compagnie Bancaire dont il est le fondateur.

Au cours des années 1970-1980, Paribas développe ses activités de gestion pour compte de tiers, particuliers et institutionnels, traditionnellement centrées sur Genève depuis le 19e siècle, puis élargies à Paris, Luxembourg, Londres, New York et Tokyo, avec la création de Paribas Asset Management.

A cette même époque, la banque s'allie avec la "merchant bank" britannique SG Warburg et l'américain AG Becker, pour constituer aux Etats-Unis une "investment bank" Warburg Paribas Becker, qui sera reprise en 1984 par Merrill Lynch.

Paribas a  dès la fin des années 1970 un rôle très actif dans le financement du négoce pétrolier où, opérant notamment de Genève, New York, Londres et Paris, elle s'est imposée de façon durable comme le leader mondial dans ce secteur.

A la suite du changement de gouvernement de 1981, la Banque de Paris et des Pays Bas est nationalisée le 12 février 1982 alors que la Compagnie Bancaire, dont les dépôts n'ont pas atteint le seuil du milliard de francs, échappe à la nationalisation. La nationalisation donne naissance à Paribas

 

 


 

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