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Groupe de la Compagnie Bancaire

La  création, au lendemain de la guerre, du Groupe de la Compagnie bancaire donnera naissance au  premier groupe européen dans le domaine des financements spécialisés

Jacques de Fouchier, ancien Inspecteur des Finances, fonde en septembre 1946 sa première société, l'Union Financière d'Entreprises Françaises et Etrangères (UFEFE), établissement financier au capital de 10 millions de francs.

L'objet de cette société consistait, en cette période de pénurie de devises, à fournir aux entreprises des crédits à court terme pour le financement de l'importation en France de matières premières au bénéfice des industries exportatrices. Les crédits sont remboursés sur le produit des exportations consécutives.

En 1949, le lancement du Plan Marshall, qui finance la reconstruction de l'Europe, annonce la fin du rôle spécifique de l'UFEFE. L'Union Française de Banques (UFB), issue de la réunion de l'UFEFE avec la Banque Française d'Acceptation, naît en 1950. Aux actionnaires initiaux, Worms, le Crédit du Nord et l'Union des Mines, viennent s'ajouter le Crédit lyonnais, la Société générale, la Banque de Paris et des Pays-Bas, la Banque de l'Indochine, etc.

Dès l'année suivante, grâce à l'élargissement du champ d'application de la loi qui rend possible le nantissement de tout matériel d'équipement acquis par l'entreprise au profit de la banque ouvrant le crédit, elle se spécialise dans les opérations de financements de matériel d'équipement. Progressivement relèveront de la compétence de l'UFB, les financements de l'outillage, puis des matériels de travaux publics, agricoles et même médicaux.

L'UFB préside à la création de sociétés nouvelles :

  • L'Union de Crédit pour le Bâtiment (UCB) en 1951, née de la volonté commune des professionnels du bâtiment et de plusieurs banques, dont le Crédit foncier de France, de développer le financement du logement et d'introduire des techniques financières nouvelles.

  • Le Crédit à l'Equipement des Ménages (CETELEM) en 1953, issu de la prise de conscience du marché du crédit à la consommation et de contacts avec le milieu professionnel de l'équipement électroménager.

  • La Compagnie Française d'Epargne et de Crédit (CFEC) en 1954, constituée avec la Fédération du Bâtiment et des compagnies d'assurance pour faciliter les crédits immobiliers à long terme.

  • La Société d'Etudes et de Gestion des Centres d'Equipement (SEGECE), en 1956, créée avec la Fédération parisienne du Bâtiment et des banques, a pour objectif d'explorer le monde en mutation des investissements commerciaux et de la distribution dans le cadre de l'urbanisme.

Quatre ans après la fusion avec l'UFEFE et la constitution de l'UFB, l'ensemble forme ainsi un groupe original et décentralisé dont le capital atteint 2 milliards de francs de l'époque.

Cette croissance rapide et les besoins en financement en résultant, convainquent en juillet 1959, les actionnaires de ces quatre sociétés de regrouper leurs intérêts pour former une nouvelle société, la Compagnie Bancaire, au capital de 24 millions de francs. Société holding du groupe, la Compagnie Bancaire exerce à l'égard de ses quatre filiales un rôle central (financement, orientation et contrôle). Jacques de Fouchier devient le premier président de la Compagnie Bancaire. La nouvelle société installe son siège avenue Kléber à Paris. En 1961, les actions de la Compagnie Bancaire sont introduites en bourse.

La même année, la Société d'Investissements immobiliers de France (SINVIM) est créée avec le Crédit foncier de France et la Fédération nationale du Bâtiment. Elle a pour vocation d'accompagner les professionnels en partageant leurs risques et de garantir vis-à-vis de la clientèle la bonne fin de leurs projets.

Dès 1961, Jacques de Fouchier avait lui-même évoqué "la vocation de l'épargne liquide à financer les investissements". A la suite des modifications intervenues dans la réglementation bancaire au cours des années 1965 à 1967, la Compagnie Bancaire gagna une plus grande autonomie de ressources et il apparut à son Président qu'elle avait besoin d'une plus grande liberté de mouvements pour se défendre sur des marchés devenus plus concurrentiels. C'est ainsi que fut conçu le dessein de constituer un groupe motivé et cohérent d'actionnaires acceptant d'être solidaires de son destin et comportant un chef de file puissant. Tout désignait le plus important actionnaire, la Banque de Paris et des Pays-Bas pour être ce chef de file. L'accord signé en 1966 donnait donc naissance à un groupe motivé et cohérent d'actionnaires, auquel étaient appelés à participer le Crédit lyonnais, la Société générale et Worms. Paribas accroissait sa participation dans la Compagnie Bancaire qui devenait elle-même actionnaire de Paribas.

En 1969, La Compagnie Bancaire modifie ses statuts : elle adopte un régime d'administration par un Directoire, sous le contrôle d'un Conseil de Surveillance présidé par Jacques de Fouchier qui prend aussi la présidence de la Banque de Paris et des Pays Bas. . Pierre Besse, qui avait soutenu et assisté Jacques de Fouchier depuis les débuts, est nommé président du Directoire

En 1970, la Compagnie Bancaire reprend COFICA, Compagnie pour le Financement de l'Industrie, du Commerce et de l'Agriculture, organisme de financement aux particuliers et aux petites entreprises, spécialisé dans le crédit automobile, les camions, les tracteurs agricoles.

En 1973 est créé une compagnie d'assurance-vie par capitalisation : CARDIF, qui offre des produits nouveaux tels les bons de capitalisation, véritable révolution, et qui va accomplir un brillant parcours, concrétisé par une introduction au Second Marché de la Bourse de Paris en 1990.

En s'inspirant du modèle américain des grands ensembles commerciaux, le groupe crée, par l'intermédiaire de la SEGECE, entre 1970 et 1978, quatre centres commerciaux autour de Paris et Marseille.

A la suite du changement de gouvernement de 1981, alors que Paribas est nationalisé par décision 12 février 1982, la Compagnie Bancaire, dont les dépôts n'ont pas atteint le seuil du milliard de francs, échappe à la nationalisation.

Au cours de la période 1982-1990, la Compagnie Bancaire se développe sous la présidence d'André Lévy-Lang  dans le cadre européen.  En 1985, CETELEM crée en Italie, Findomestic, première base d'un groupe européen de crédit à la consommation.  Puis, prenant la suite de "Revenus Pierre", CORTAL, devenue une banque, concrétise le concept de banque sans guichet, proche de ses clients par les média. En 1989, ARVAL SERVICE LEASE développe le concept de location longue durée et de gestion de parc automobile auprès des entreprises.

En 1990, André Lévy-Lang ayant été appelé à la présidence du Directoire de la Compagnie financière de Paribas, François Henrot est nommé Directeur général du Directoire de la Compagnie bancaire avant de succéder, en 1993, à André Lévy-Lang comme président de ce Directoire.

Pendant cette même période, le secteur immobilier connaît une profonde tourmente qui affecte l'UCB comme la SINVIM. La Compagnie Bancaire choisit de gérer la crise à long terme et affichera en 1996, une perte de 1,2 milliard, sans que la solidité financière du groupe en soit altérée. En effet, à l'exception du secteur immobilier toutes les autres branches ont amélioré leur contribution.

Pour décourager les initiatives hostiles, en décembre 1997, la Banque Paribas lance une OPE sur la Compagnie Bancaire. L'assemblée générale du 12 mai 1998 ratifie la fusion de la Compagnie financière de Paribas, de la Banque Paribas et de la Compagnie Bancaire, pour former l'ensemble désormais appelé Paribas, devenu BNP PARIBAS à la suite de la fusion de mai 2000.

Les sociétés dont la Compagnie Bancaire fut la société-mère, CETELEM, CARDIF, CORTAL, ARVAL, KLEPIERRE, UCB, fusionnées avec les entreprises dont la BNP avait été à l'origine dans ce secteur, constituent l'un des ensembles les plus importants dans le monde dans le domaine des financements spécialisés.

 

 

 

 

 

 

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