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DOSSIER EUROTUNNEL

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15 MAI 2003 CONTESTATIONS A L'ASSEMBLEE GENERALE

 

INDEX DU DOSSIER EUROTUNNEL

CONTESTATION DE LA DIRECTION PAR LES ACTIONNAIRES

L'assemblée du  7 avril 2004 fait suite au mouvement de contestation des actionnaires qui avait été lancé par Christian Cambier et François Gontier lors de l'assemblée du 15 mai 2003.  Joseph Gouranton s'était ensuite allié à Nicolas Miguet , François Gontier cédant ses actions pendant l'été et disparaissant ensuite. Gouranton et Miguet ont fait une campagne médiatique r  à la mobilisation des actionnaires sur la base du programme exprimé en particulier par Jacques Maillot , Pierre Cardo et Joseph Gouranton au nom de l'ADACTE, la procédure de révocation des administrateurs va déboucher sur l'élection d'un nouveau conseil d'administration. C'est Nicolas Miguet qui par ses votes désigne les nouveaux administrateurs.

Salué comme un triomphe de la démocratie actionnariale, le vote des actionnaires à l'assemblée générale du 7 avril 2004 va se révéler un marché de dupes. La politique qui va être mise en oeuvre est aux antipodes de celle qui leur avait été promise et le cours de l'action va continuer son inexorable baisse et revenir du cours qu'il avait atteint artificiellement à un nouveau bas historique..

Le conseil d'administration va dissocier la fonction de Président et celle de Directeur Général. La direction exécutive va se trouver dans les mains de Jean Louis Raymond et Hervé Huas, présentés par Nicolas Martin , le PDG de Nicolas Miguet et Associés, et que les actionnaires vont découvrir. Les Martin du Nord sont amis des Bellescize,. Catherine de Bellescize est membre de la Direction centrale de la gestion financière du Crédit Lyonnais,et Jean Baptiste de Bellescize  est dirigeant de Porter & Novell. Nicolas Martin du Nord  propose Jean Louis Raymond et Hervé Huas, que fait élire Nicolas Miguet

Alors que les actionnaires avaient voté pour un changement de politique à l'égard des créanciers, la direction d'Eurotunnel va se focaliser sur une modification de la politique opérationnelle, renouvelant ainsi avec une tactique cherchant à persuader les actionnaires que la solution aux problèmes financiers est une nouvelle formule commerciale.  Patrick Ponsolle avait ainsi annoncé lors de l'assemblée générale de  février 2001 le succès de la nouvelle politique commerciale post duty free.

Les choix des conseils annoncés par la direction, que ce soit les banques conseils ou les avocats conseils,  seront rapidement révélateur d'une politique cherchant à continuer les techniques financières de refinancement perpétuel .

Les réactions affichées par les créanciers  ne traduisent pas ce que l'on peut déceler comme les clés du vote et les déclarations d'Hervé Huas saluées comme une volte face sont des signes annonciateurs de la continuité de politique de la direction à l'égard des créanciers et en particulier à l'égard de MBIA.

Cette politique est à l'opposé de celle qui paraissait s'exprimer dans les attaques de Nicolas Miguet contre les "banksters", alors même que c'est Nicolas Miguet qui avait décidé du choix des administrateurs et plus particulièrement de celui qui allaient devenir dirigeants.

On ne peut que constater que cette politique ne pouvait être que celle que Nicolas Miguet souhaitait voir mis en oeuvre puisqu'il a, en particulier dans les pages de Bourse Plus, apporté un soutien inconditionnel à l'action de Jean Louis Raymond et d'Hervé Huas.  Les lecteurs de Bourse Plus ont d'ailleurs constamment eu la primeur de ce qui se passait dans Eurotunnel.

En ce qui concerne les autres administrateurs on verra que Nicolas Miguet s'énervera du fait qu'ils "jouent au conseil d'administration".

Hervé Huas sera déchargé de ses fonctions par Jacques Gounon qui deviendra président après la démission de Jacques Maillot et on verra que Jean Louis Raymond et Hervé Huas tenteront un nouveau putsch à l'assemblée générale  du 17 juin 2005  afin d'imposer une ligne souple avec les créanciers.

 

L’ombre de Nicolas Miguet plane sur Eurotunnel
 
C’ÉTAIT promis-juré : le rôle de Nicolas Miguet dans la prise de pouvoir d’Eurotunnel devait s’achever le 7 avril au soir. Mis sur le devant de la scène pour fédérer autour de son nom le maximum d’actionnaires et réussir le « putsch », il était entendu que l’éditeur de presse boursière ne briguerait aucun poste d’administrateur. Il n’en avait de toute façon pas le droit, interdit de gestion par la justice pour banqueroute. Mercredi, ses alliés de circonstance, Jacques Maillot, Pierre Cardo et consorts, l’ont donc laissé parader à la lumière des flashes, attendant la fin de l’assemblée générale et du show Miguet pour prendre sérieusement les rênes du pouvoir.                                                                                       
Sauf que... La journée de mercredi, historique dans l’histoire du capitalisme, a fait basculer le pouvoir dans le camp des actionnaires. Avec à sa disposition 17,72 % du capital d’Eurotunnel, Nicolas Miguet est le plus gros actionnaire : c’est lui qui détient le pouvoir. Et il n’a pas tardé à l’exercer. Mercredi soir, seulement six des sept administrateurs candidats de l’équipe d’alternance ont été élus. Le septième, Philippe Villemus, a été écarté parce que Nicolas Miguet l’a décidé. Dans l’euphorie et la fatigue générales, l’événement est passé quasiment inaperçu. Pour justifier cette mise à l’écart, Nicolas Miguet fournit une explication qui vaut ce qu’elle vaut : « Il y a douze places dans le conseil d’administration, six pour des Français, six pour d’autres nationalités. Il fallait écarter un Français, j’ai choisi celui qui semblait le moins disponible. » Drôle de choix, car le CV de Philippe Villemus était des plus impressionnants. Sa présence au sein du conseil d’administration aurait contribué à donner à celui-ci un peu de ce qui lui manque encore : de la crédibilité. Hier soir, Jacques Maillot, très sollicité, avouait n’avoir pas eu le temps d’analyser cette mise à l’écart.                                                                                                                                 
(.....)                                                                                                                                             

Bruno MALLET, La Voix du Nord 9 avril 200>4
 

 

 

LES CLES DE L'ASSEMBLEE DE REVOCATION

17 JUIN 2005 ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE


 

LE COURS DE L'ACTION

Le 7 avril 2004, l'action Eurotunnel cote 0,57 €

 

 

 
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